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Voyages privés en Asie - Horizons 2018-2020
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Premiers regards 2019-2020
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Irak, la faute

De A. Michel et F. Voyer

"L'Irak se meurt. Chaque jour depuis 1991, les personnes vulnérables, principalement enfants et vieillards, meurent par centaines des conséquences effroyables de l'embargo qui les frappe. Chaque jour depuis 1991, toute une population, toute une civilisation meurt à petit feu par la volonté des grands. Comment les dirigeants du monde peuvent-ils, en toute connaissance de cause, maintenir une punition si radicale et quel est l'objectif véritable de cette punition ? Quelles sont les clefs de la levée de l'embargo ? A ces questions et à tant d'autres, il n'existe, pour la majorité d'entre nous, aucune réponse humainement compréhensible. Nos consciences d'hommes sont interpellées et je ne peux imaginer qu'il n'y ait pas de réponses. Alors s'imposait de poser ces questions directement à des responsables politiques, religieux, économiques, à des universitaires, des journalistes... des hommes de parole qui d'une certaine manière font et orientent le monde. Ils ont répondu avant tout en leur qualité d'homme, ensuite par rapport à leur fonction et leur engagement. Leurs réponses, tout en exprimant à leur tour d'autres questions, apportent un éclairage précieux, chaque fois différent et chaque fois essentiel pour comprendre." A. Michel

"Ce que l'on ne remarque pas non plus, au-delà de la mort quotidienne de civils, c'est la désagrégation du tissu social, la fragmentation de la société, en un mot la destruction d'un pays. Car les écoles se vident, les universités voient leur niveau chuter, l'analphabétisme surtout progresse. Loin de Bagdad, chaque village, chaque tribu apprend à vivre en quasi-autarcie. La lente construction étatique commencée au lendemain de la Première guerre mondiale s'est arrêtée. Même si les sanctions imposées au nom de la communauté internationale étaient levées demain, il faudrait au moins une génération pour remettre l'Irak en marche. Qui peut s'arroger le droit de sacrifier ainsi tout un peuple, tout un pays ?" Alain Gresh, rédacteur en chef du Monde diplomatique.

Cerf 1999