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Voyages privés en Asie - Horizons 2018-2020
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Le livre du thé

De Kakuzô Okakura

Quelques mots sur l'auteur:

Okakura naquit en 1862 à Yakohama. Son père, un samouraï de haut rang , s'y était établi pour développer son commerce de soie produite à Fukui. C'est en côtoyant les clients étrangers de son père que Okakura apprit l'anglais. Il fut l'un des premiers étudiants de l'université de Tokyo fondée en 1877. Les cours étaient donnés en anglais par des professeurs étrangers.

Il avait huit ans lorsque sa mère mourut. Après le remariage de son père, Okakura fut envoyé dans un temple bouddhique, où il passa sept années étudiant l'anglais et les classiques chinois. A l'âge de quatorze ans, il étudia la peinture japonaise et s'adonna à la lecture de poèmes chinois. Okakura fonda une école nationale d'art, puis fut nommé conservateur du Musée impériale. Puis il quitta le Japon pour l'Inde, puis en 1904 pour l'Amérique. Là, il occupa le poste de conseiller aux départements chinois et japonais du musée des Beaux-Arts de Boston. En 1905, il commença à former le projet du Livre du thé et à rassembler les matériaux nécessaires.

Le thé comme symbole de la vie et de la culture en Asie, le thé comme art de vivre, art de penser, art d'être au monde. Il nous parle d'harmonie, de respect, de pureté de sérénité.

"Avant de devenir un breuvage, le thé fut longtemps considéré comme une médecine. Ce n'est qu'au VIIe siècle, en Chine, qu'il apparut dans le royaume de la poésie comme l'un des plaisirs raffinés de l'époque. Au XVe siècle, le Japon lui donna ses lettres de noblesse en créant une véritable religion esthétique: la voie du thé.

La voie du thé est un culte fondé sur l'adoration du beau jusque dans les occupations les plus triviales de la vie quotidienne. Elle enseigne la pureté de l'harmonie, le mystère de la compassion réciproque et la dimension romantique inhérente à l'ordre social. Oeuvre d'art, le thé exige la main d'un maître pour révéler ses plus nobles qualités. Il y a du bon et du mauvais thé, comme il y a de la bonne et de la mauvaise peinture.

Comme tout art, le thé a ses époques et ses écoles. Son évolution obéit à trois phases principales: le thé bouilli, le thé fouetté et le thé infusé. Nous autres modernes, relevons de la dernière école."

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