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Voyages privés en Asie - Horizons 2018-2020
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Premiers regards 2019-2020
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Les cerfs-volants de Kaboul

De Khaled Hosseini

En arrivant au pouvoir, les Talibans ont interdit non seulement la musique et le cinéma, mais aussi les cerfs-volants. A Kaboul, certains matins d'hiver, on voyait voler dans le ciel des dizaines d'ailes multicolores, conduites par des adolescents aux mains entaillées par la morsure d'une ficelle durcie à l'aide d'une mixture de colle et de verre pilé. Tout au long de la journée, on les observait grimper ou plonger, au gré des attaques et des esquives, jusqu'à ce que le vainqueur parvienne à sectionner le filin du cerf-volant adverse. Le soir, il n'en restait plus qu'un à planer dans le ciel.

Au milieu des années 1970, Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, et Hassan, fils de leur serviteur hazara, élevés comme des frères, remportent l'une de ces compétitions. Mais, le soir même, Hassan se fait sauvagement agresser par le chef d'une bande rivale. Paralysé par la peur, Amir n'intervient pas.

Le poids de la culpabilité le poursuivra jusqu'aux Etats-Unis, où sa famille a fui peu après l'arrivée des troupes soviétiques. En Californie, Amir devient un écrivain reconnu. Malgré le remords qui le taraude, malgré la nostalgie qui l'étreint, il se résout à devenir un parfait immigré intégré, quand un coup de téléphone de Kaboul le rappelle à sa honte: «Viens. Il existe un moyen de te racheter.» En dépit des risques, Amir décide de rentrer à Kaboul.

Belfond 2005