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Voyages privés en Asie - Horizons 2018-2020
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Chers amis voyageurs,

«Dans la vie, la seule chose que personne ne pourra te prendre sont tes souvenirs»

Cette devise nous accompagne à travers ces moments difficiles. Nous sommes en Homeoffice à votre service, mais déjà à imaginer de nouvelles expériences enrichissantes et de nouveaux voyages uniques et inédits.

Ouvrez votre fenêtre aux parfums d’Orient, au vent des steppes et aux murmures des bazars ! Nous avons fouillé dans notre coffre aux trésors pour en ressortir quelques uns des plus beaux souvenirs de voyages accumulés au cours des 35 dernières années sur toutes les routes d’Asie. Tout n’a pas été simple et nous avons souvent dû prendre des chemins de traverse pour atteindre notre but. Mais ce sont précisément ces moments intenses et ces défis qui brillent au firmament de nos souvenirs et nous incitent à toujours repartir sur les routes.

Prenez soin de vous et n’hésitez pas à plonger à votre tour dans votre propre coffre aux trésors.

Voyages et Culture

FL

Chronique de voyage de l'année 2008

Cette chronique a été écrite en 2008 lorsque nous avons appris sur le chemin de Pékin que nos voitures d’expédition ne pouvaient pas entrer en Chine. Nous étions en route, sans possibilité de reculer. Nous ne pouvions qu’avancer, par de longs chemins détournés.

Ouzbekistan – le ciel nous tombe sur la tête

Ouzbekistan
Ouzbekistan
Ouzbekistan
Ouzbekistan

Ces oasis d’Asie centrale qui ont nom Khiva, Boukhara ou Samarcande ont été pendant des siècles des refuges pour les caravanes sur leurs longues pérégrinations entre l’Orient et l’Occident, des lieux où s’échangeaient non seulement les marchandises de toutes sortes, mais aussi les idées, les technologies, les philosophies. Pour nous, elles étaient encore des endroits bénis où, au sortir du désert surchauffé, nous retrouvions l’ombre des ormes, des peupliers et des érables, où l’eau coule sans fin dans des fontaines rafraîchissantes, où l’on peut sans hâte savourer un thé parmi d’agréables palabres.

Et c’est pourtant là, dans ces lieux privilégiés, que le ciel nous est tombé sur la tête: toutes ces autorisations, si difficiles à obtenir, pour traverser la Chine avec nos voitures, étaient soudain caduques, sous prétexte de garantir la sécurité de la flamme olympique ! Il va de soi que nous ne mettons pas en péril le parcours de la flamme, mais le fait que nous circulons, certes sur des routes définies à l’avance et dans des lieux dûment approuvés, mais de manière autonome, nous place parmi les électrons libres et incontrôlables, bêtes noires de toute autorité et de tout bureaucrate, quel que soit le pays.

Séance de crise, réflexions, recherche de solution se succèdent pendant 2 jours et finalement nous (tous les participants sauf deux) décidons de modifier l’itinéraire et continuer vers la Chine en passant par la Mongolie. Le choix était vraiment restreint; on pouvait soit interrompre le voyage et rentrer, déçu, à la maison, ou alors tenter le passage par une autre voie. Une fois la décision prise, s’engage alors une course contre la montre pour demander aux partenaires en Chine, Mongolie, Russie, Ouzbékistan, Khirghizstan, Kazakhstan de modifier, organiser, réserver les services dont nous pourrons avoir besoin, obtenir des autorités de ces mêmes pays les autorisations de séjour ou de passage pour nous-mêmes et nos véhicules, obtenir en quatre jours les quatre nouveaux visas nécessaires en se battant comme des diables contre des fonctionnaires qui ont élevé la mauvaise volonté au rang de règle de travail.

Et pourtant, petit ou grand miracle, nous avons obtenu entre Samarcande, Tashkent et Almaty tous ces permis, autorisations spéciales, visas indispensables pour continuer sur notre route. Un seul aurait manqué, une seule date déplacée et tout tombait à l’eau. Et pour y arriver, le téléphone, le mail et le fax ont chauffé entre Pékin, Moscou, Barnaul, Oulan Baatar et Lausanne et j’ai pu constater, mais je n’ai pas été étonné car je les connais depuis longtemps, que nos partenaires se sont mis en quatre pour que nous puissions continuer notre aventure. Nous avons même pu faire réviser les voitures, changer un pare-brise et 2 amortisseurs, acheter des matelas et quelques paires de chaussures!

Dans quelques jours, nous franchirons à nouveau la frontière russe, puis mongole, et nous serons alors au coeur des grands espaces, au pays du vent et des sources pures. Chacun se réjouit et j’admire ces compagnons de route qui ont si bien compris le sens du voyage. Cela me rappelle cette réponse d’Ella Maillart à un jeune homme qui lui demandait si c’était mieux de passer par le nord ou par le sud: “Si vous me posez la question, il vaut mieux rester chez vous”. Le but de notre expédition est de rejoindre Pékin par voie terrestre, et si nous ne pouvons pas le faire par le sud, nous passerons par le nord. Le monde est beau partout pour qui veut bien le voir.

Pourtant ces événements sont inquiétants. Il devient toujours plus difficile de voyager. Au nom de la lutte contre le terrorisme, on fouille, radare, contrôle, enregistre et menace tant qu’on peut. Chaque matin on se réveille un peu plus dans une dictature rampante, et un beau jour ce sera trop tard! Au nom d’un nationalisme imbécile, qui fleurit un peu partout et notamment dans ces pays d’ancienne Europe de l’Est, on réécrit l’histoire, on multiplie les obstacles et les embûches pour les citoyens, et on les met ainsi à la merci de bureaucrates ignares, de fonctionnaires corrompus et de flics véreux.

Le voyage a de tout temps été un vecteur de compréhension entre les peuples et les civilisations, une occasion de rencontre et d’échange. Il faut se demander pourquoi tout est fait maintenant pour empêcher le voyage! Par contre, on voit que tout est fait pour favoriser le tourisme bien encadré et bien lucratif, si possible derrière des barbelés et sans contact entre les gens. Alors, nous allons continuer de profiter de notre chance et de notre liberté de voyageurs, jusqu’en Mongolie prochaine.

FL